L'Orateur

ATMEN KHELIF

Comédien de théâtre depuis l'enfance, Issu d'une famille modeste Atmen Kelif monte à Paris pour étudier au Cours Florent, où il se lie d'amitié avec Édouard Baer, puis rentre au Conservatoire d'art dramatique (CNSAD) où il étudie le répertoire classique et le théâtre populaire des années 1950. Atmen Kelif c'est d'abord celui qui prend toujours une baffe dans les Deschiens, la troupe des Deschiens animée par Jérôme Deschamps et Macha Makeïeff. IL EST celui qui n'a que la tête et le col pelle à tarte qui apparaît à l'écran. A partir de 1995, il tient des petits rôles au cinéma, dans Abus de méfiance ou encore Fred. Il enchaîne les comédies, tentant de créer un nouveau parti politique dans Vive la République ! ou organisant une contre-Coupe du monde à Marseille (Les Collègues). En 2000, il est dans La Bostella d'Edouard Baer puis dans Origine contrôlée. Il s'essaie au drame avec Le Harem de Mme Osmane en 2003, mais retourne bien vite à la comédie avec Le Raid de Djamel Bensalah ou Reines d'un jour de Marion Vernoux. Une réalisatrice qu'il retrouve d'ailleurs en 2004, dans A boire, en skieur malchanceux et un poil désespéré. Mais Atmen Kelif n'est pas juste un guignol, en 2005, il revient sur un épisode tragique de l'histoire française, la Nuit noire du 17 octobre 1961, où 30 000 Algériens entrent à Paris pour une manifestation à l'appel du FLN, qui tourne au massacre orchestré (volontairement ?) par le préfet Papon. Au cinéma, Kelif est fidèle, il tourne souvent avec les mêmes réalisateurs. Edouard Baer lui offre un autre rôle dans Akoibon, en 2005, à l'instar de Djamel Bensalah qui le voit en imbécile heureux dans Big City en 2007. Il a fait partie de, et a joué avec Lorànt Deutsch une série télévisée comique de Frédéric Berthe, Kelif et Deutsch à la recherche d'un emploi, dont ils sont co-scénaristes.